Présentation
DécisionIA forme et conseille des dirigeants et des consultants sur l'intelligence artificielle. Le modèle d'acquisition repose sur un principe simple : un contenu gratuit à forte valeur, une masterclass en direct, qui attire la bonne audience et alimente ensuite une offre payante. Ma mission : piloter l'ensemble des campagnes payantes, sur Meta, Google et LinkedIn, avec un point hebdomadaire.
Problématique
Trois canaux, plusieurs offres, et une question permanente : où mettre l'euro suivant ? Le piège, sur ce type de dispositif, est de juger un canal sur une impression plutôt que sur une donnée, et de laisser tourner des campagnes qui ne produisent rien parce qu'elles « font du volume » ou parce qu'on y croit. L'enjeu était de trancher, chiffres en main, entre ce qu'on amplifie et ce qu'on arrête.
Objectifs
- Faire baisser le coût par inscription à la masterclass, sans casser le volume
- Arbitrer entre les trois canaux sur des conversions réelles, pas sur des clics
- Fiabiliser la mesure avant d'engager la moindre dépense
- Réallouer le budget des dispositifs qui ne convertissent pas
Actions menées
- Pilotage mensuel des trois canaux avec un périmètre de comparaison strict : on compare la masterclass à la masterclass, jamais des totaux qui mélangent des dispositifs différents.
- Itération créative sur Meta : identification des visuels qui portent réellement la performance, retrait de ceux qui coûtent cher sans convertir, dont, contre l'intuition, un visuel de témoignage.
- Surveillance des débordements d'audience : l'outil d'expansion automatique de Meta élargissait parfois vers des tranches d'âge nettement plus chères que le cœur de cible. Diagnostic posé, arbitrage rendu.
- Plafond de coût par acquisition sur Google quand le canal a commencé à dériver : effet visible en quelques jours.
- Arrêt d'un dispositif de retargeting qui n'a jamais converti en acquisition payée, et redéploiement du budget.
- Arrêt d'une campagne LinkedIn avant épuisement de son budget : ciblage resserré, coût par clic et taux de clic améliorés, mais toujours pas de rendez-vous pris. Signal suffisant pour couper.
- Convention de balisage UTM homogène sur les trois canaux, jusqu'à l'identifiant du visuel, pour pouvoir comparer les créas entre elles.
La vraie décision : arrêter avant d'avoir tout dépensé
La campagne LinkedIn visant les cabinets de conseil avait un budget alloué. Après resserrement du ciblage, le coût par clic et le taux de clic se sont améliorés, mais toujours aucun rendez-vous pris. À ce stade, deux options : laisser tourner jusqu'à consommer l'enveloppe, ou couper. J'ai coupé, avant que le budget prévu ne soit dépensé.
C'est là que se joue la différence avec un pilotage qui laisse filer. Une fois que le signal est là, continuer à dépenser ne fait que surconfirmer une information qu'on possède déjà. Chaque euro supplémentaire achète la même réponse, avec plus de décimales. Cet argent est bien plus utile investi sur une hypothèse différente.
Car couper n'est pas condamner le canal. Deux pistes restent ouvertes et seront testées avec des éléments neufs : le format publicitaire d'abord (le visuel statique manque probablement d'impact sur ce canal, une vidéo doit être testée) ; l'offre elle-même ensuite, qui gagnerait sans doute à être repensée pour cette audience, car ce qui fonctionne auprès des consultants ne se transpose pas tel quel aux dirigeants de cabinets.
Recommencer avec des variables différentes coûte moins cher que de prouver trois fois la même chose. C'est un réflexe de pilotage, pas une prudence excessive : le budget non dépensé sur une mauvaise piste est un budget disponible pour la bonne.
Contre-intuitif : resserrer le ciblage n'améliore pas toujours les résultats. Sur ce compte, désactiver l'expansion d'audience a cassé à la fois le volume et les conversions. Laisser respirer l'algorithme tout en surveillant ses débordements s'est révélé plus rentable que de tout verrouiller.
Résultats
À périmètre strictement identique d'un mois sur l'autre, le coût par inscription à la masterclass a baissé de 15 %, avec un volume d'inscriptions maintenu et un budget en retrait. Meta, qui était le canal le plus cher, est devenu le meilleur des deux après le travail sur les visuels. Sur Google, le plafond de coût par acquisition a inversé la dérive en moins d'une semaine.
Impact business : le budget n'est plus étalé sur trois canaux « pour voir » : il est concentré là où la donnée montre que ça convertit, et retiré ailleurs sans état d'âme. Les deux dispositifs coupés ne sont pas des échecs : ce sont des budgets récupérés avant d'être consommés pour rien, là où un pilotage passif aurait laissé l'enveloppe s'épuiser jusqu'au bout. C'est ce qui permet aujourd'hui de financer le lancement d'une nouvelle offre à destination des dirigeants d'entreprise.
Les coûts d'acquisition sont volontairement donnés en ordre de grandeur : le détail relève de la performance commerciale du client.