Semrush : quand le solde d'unités décide du nombre de lignes

Semrush est une suite d'analyse concurrentielle. Elle décrit ce que les autres occupent : les mots-clés organiques et payants d'un domaine, les annonces qu'il diffuse, les sites qui le lient, la position de ses pages. Elle n'observe pas votre site, elle observe votre marché, et on peut l'interroger par script à travers son interface de programmation plutôt que par un rapport.

Quand le solde d'unités ne suffit pas, le tirage n'échoue pas. Il raccourcit. Le fichier arrive, il a l'air entier, et il ne l'est pas.

1. Le problème que ça règle chez moi

Search Console ne rend que ma propriété, et une source de volumes décrit la demande sans dire qui la capte. Sur une prise de dossier il me manque donc toujours la même chose : le terrain déjà occupé. Quelles pages d'un concurrent ramassent quoi, sur quels mots il achète du clic, quels sites le citent.

Sur un dossier d'immobilier de prestige, la demande existait et se partageait entre quelques maisons installées. La question était de savoir laquelle de leurs pages la ramassait, et par où ces pages étaient liées. Aucune source venue du moteur ne répond à ça, et c'est le seul motif pour lequel je paie un outil d'estimation.

2. Ce que j'en fais, et le tirage qui m'a servi de leçon

Le 20 août 2026, j'ai demandé en une passe les domaines référents d'un lot de concurrents. Environ 620 lignes sont remontées. Le tarif est écrit rapport par rapport dans la documentation Semrush des rapports de liens : la liste des liens entrants comme celle des domaines référents coûtent 40 unités par ligne. 620 lignes, donc près de 25 000 unités, et le solde du mois est parti dans cette seule requête.

Depuis, je plafonne à 50 lignes par défaut et j'annonce le coût avant de tirer. Une liste de 50 domaines référents triée par autorité dit d'un concurrent ce que 620 lignes disent : les mêmes annuaires, les mêmes plateformes, et les trois ou quatre vrais liens éditoriaux qu'il faudra aller chercher un par un. Le reste, je l'avais payé pour ne jamais le lire.

3. Ce que je ne lui demande pas

Un tirage sans plafond. C'est la limite la plus coûteuse, et la documentation Semrush sur le solde d'unités l'écrit noir sur blanc : quand le solde ne couvre pas le nombre de lignes demandé, la réponse contient le nombre de lignes que le solde permet de payer. Pas d'erreur, pas d'avertissement, un export plus court. Sur d'autres familles de requêtes, la même situation renvoie bien un code d'erreur.

Un fichier tronqué qui ne se signale pas est plus dangereux qu'une requête qui échoue. La requête qui échoue se voit. Le fichier court, lui, entre dans un tableau, puis dans une recommandation, puis chez le client. Je relève donc le solde avant chaque passe, et je compare les lignes obtenues aux lignes demandées.

L'historique par réflexe. Semrush publie son propre calcul d'exemple : 50 domaines à 500 mots-clés coûtent 250 000 unités en données courantes, et 1 250 000 de plus si on veut l'état de l'année précédente. Cinq fois le prix, parce qu'une ligne d'historique se facture 50 unités là où une ligne courante en coûte 10. L'historique se demande sur la liste déjà réduite, jamais sur celle de départ.

Une mesure. Le trafic organique qu'affiche Semrush est reconstruit à partir de positions et de volumes. C'est un modèle, pas un comptage, et rien ne garantit qu'il tombe juste sur un site donné. Ce que Google a réellement montré se lit ailleurs, et j'ai écrit les angles morts de cette source-là dans ce que je demande à Search Console.

Le profil de liens complet d'un concurrent. À 40 unités la ligne, un domaine qui porte 5 000 liens vaut 200 000 unités à lui seul. J'y prends donc l'échantillon haut, trié par autorité, et je vais chercher la masse là où la donnée de liens se facture autrement. Ce qui décide de la suite n'est de toute façon plus dans un fichier, c'est ce qu'on a à offrir pour obtenir un lien.

4. Ce que je branche autour

Trois sources, trois rôles, et aucune ne remplace les deux autres. Search Console mesure ce que le moteur a montré de mon site. DataForSEO donne la demande. Semrush décrit le terrain occupé par les autres. Quand la troisième contredit la première sur mon propre site, c'est la première qui a raison.

Côté payant, c'est le même usage retourné : les annonces d'un concurrent et les mots sur lesquels il enchérit pèsent sur mon plan de campagne, à commencer par la question de savoir s'il faut payer pour son propre nom. Sur un budget de campagnes payantes, une requête sur les annonces d'un concurrent revient moins cher qu'un mois passé à tester à l'aveugle.

5. Ce que ça coûte, et les trois gestes qui l'empêchent de coûter plus

Les unités s'achètent en paquets, en plus de l'abonnement, et elles se consomment à la ligne sur la plupart des rapports d'analyse. Trois gestes suffisent à ne pas les perdre.

Le premier ne coûte rien : Semrush documente une requête gratuite qui renvoie le solde restant. Elle passe avant chaque tirage, pas après. Le deuxième est le paramètre qui borne le nombre de lignes rendues, posé par défaut plutôt qu'en correctif une fois le solde entamé. Le troisième est le journal des requêtes, qui donne pour chaque appel son coût en unités et le solde restant juste après : de quoi expliquer une passe qui a dérapé, et ne pas la refaire.

Un détail utile pour travailler sans payer : une réponse vide ne consomme rien. Un filtre trop serré se vérifie donc gratuitement, avant d'être élargi sur une requête qui, elle, coûtera.

Peser la matière avant de la fondre

Un fichier de 620 lignes et un fichier de 50 lignes disent la même chose d'un marché ; seul le second laisse de quoi travailler le mois suivant. Et quand le solde manque, rien ne prévient : le nombre de lignes baisse, sans un mot. Savoir ce qu'on cherche avant de lancer la requête est la condition pour que le fichier obtenu veuille dire quelque chose.

Vous voulez savoir ce que vos concurrents captent ?

Je regarde leurs pages, leurs liens et leurs annonces, et je vous dis ce qui est reprenable et ce qui ne l'est pas. C'est le point de départ de mes missions SEO comme de mes missions SEA.

Demander un audit gratuit

À lire ensuite